Dessins 2015

Publication des derniers mois sur ma page facebook.

Preta no. 3 : des entités par milliards… n’attendent qu’un geste pour naître.
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Sur la route escarpée de la chance, cet arbre annonçait un possible répit. Or, derrière ses feuilles le majestueux végétal dissimulait un étonnant virage. La pente s’accentue mais allons-y! Poursuivons l’excursion!
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Dans le ciel variable de vos rêves, un œil vous regarde…
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Sous les sentiers de brume et les herbes hautes, j’atteindrai un sommet. Qu’est-ce qu’il y a là-bas? un château, une cité ou un autre enfer? Pour sûr, je ne peux plus reculer.
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Parmi les meilleures thèses conspirationnistes, retenez celle des chemtrails : dépôts de gaz et matières chimiques dans le ciel pour influencer les conditions climatiques… avec immondices au carbone et autres vestiges de raffineries, voilà tout un tableau! Dessin réalisé avec crayons en fin de vie avec éraflures de stylo effaçable pour le ciel…
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Le Styx après l’enfer…
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Preta no. 2; ces êtres existent vraiment. Peut-être ne ressemblent-ils pas à ce dessin mais, je vous le dis, ça existe! Caractéristiques communes aux pretas : ventre énorme, membres chétifs, petit petit cou, bouche minuscule s’ouvrant à la dimension de nos lèvres sifflantes, grands yeux (plus grands que la panse!), mains molles, pieds fuyants.
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Voici un Preta, créature pas si fictive que ça, issue de la mystique tibétaine; en français nous les appellerions : fantômes affamés. Jamais les pretas ne se repaissent. Encore et encore avides d’obtenir plus, de consommer plus, même dans l’abondance la plus absolue, considérons-les avec philosophie. Leur comportement nous concerne tous! Alors mangez, buvez, obtenez mais, surtout, savourez sans gêne.
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Paysage d’un sabotage printanier…
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Laissez-moi vous montrer MON COEUR!
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Drôle d’oiseau…
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I got the ALIENECTRICITY!!!

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Le Jokkochov

Seuls nous naîtrons, seuls nous mourrons. Or dès mes premiers moments, l’Autre s’imposera à moi. Avec l’Autre j’apprendrai, parlerai, jouirai des caresses du soleil et du vent, apprivoiserai les beautés du monde, sa nature, ses êtres vivants. D’acquisitions en apprentissages, j’acquerrai connaissances, trésors et secrets. De ces premières interactions surgiront mes premiers souvenirs. Dans la confidence de mes premières relations, je contracterai même mes premières unions.

De leur côté, parents et adultes, forts de leurs expériences, mœurs, valeurs et principes m’élèveront de rampant à marcheur, de crieur à orateur. On se chargera de ma protection, de mon éducation. Dans ces enseignements, on m’assignera consignes et règlements. Bien au delà de mes appréhensions, de ma compréhension, on influencera mes prises de décision, mes désirs, mes goûts, mes affections.

Sous peu me désignera-t-on qui et quoi, parmi étrangers, choses et phénomènes, me conduiraient au santé, au bonheur, à la sérénité. Permissions, règlements, interdictions. je suivrai ou éviterai.

D’instructions en initiations, d’expériences en apprentissages, chaque événement m’affectera. De branches en brindilles, le nid de mon caractère s’élaborera. De modifications en ajustements, les murs de ma conscience se solidifieront. Instincts et intuitions se cristalliseront. Événements et expériences m’en convaincront : faits et perceptions s’imposeront à moi en millions de fragments. De plus en plus opaques, les solides remparts de mon intellect ne reflèteront bientôt plus que demi-vérités et faux-semblants, mensonges et simulacres. tortures et servilités.

D’inspirations en influences, d’amours impartageables en aventures superficielles, d’attachements superflus en inimaginables angoisses, de compagnons de fortune en ennemis cachés, on m’instruira de savantes procédures. D’une magie interdite, experts et sorcières embrumeront mes lunettes mentales. Sans le vouloir m’instillera-t-on doutes et questionnements. À mon insu j’éprouverai leurs agissements.

La réalité me jouera des tours. Je n’arriverai plus à me fier à qui ou quoi que ce soit. Plus rien de ce que je sais ne me guidera vers quelque vérité que ce soit. Je m’isolerai, m’enfermerai, me cacherai de tout et de tous. Mais, comme l’humain ne peut vivre seul, la solitude bientôt m’accaparera. Par un étrange conditionnement, impressions d’absence et sentiment d’abandons me hanteront. Trop souvent l’Autre me manquera.

Dans une profonde confusion, je ne saurai quelle attitude adopter, je ne saurai déceler l’amour de la haine ni la tromperie de l’assistance. J’accumulerai objets et livres, divertissements et passe-temps, qui tous s’avéreront futiles ou inutiles. Le joyau noir de mes vérités acquises s’enchâssera en une couronne de dépit, d’incertitude, de peur et d’envie. Roi inapprochable d’un marécageux royaume, je ne dirigerai que l’alvéole de ma chrysalide.

À tout prix je chercherai à me libérer de cet enfer. Avalant mon espace dans son intégralité, je m’asphyxierai. Par délires et missions imaginaires, sous l’influence d’ombres et rêves qu’on ne saurait voir, je fuirai.

Pour toujours je quitterai cette terre inhospitalière et m’envolerai. Dans le lit nuageux de mes songes je me libèrerai.

Du coup plus personne ne comprendra ce que je dis, ce que j’écris, ce que je vis.
De ces fumées sous mes ailes je léviterai, flotterai sur les globules et le sang de l’éther ambiant.
Derrière mes mots, mon vol ne se suivra qu’en pensées. Sans attache à quelque terre que ce soit, plus personne n’osera me rejoindre ou me rattraper.

« Dès que le vent soufflera, je repartira, dès que les vents tourneront nous nous en alleront. »

Peut-être je m’écraserai.

Et à ceux qui un instant tenteront de me ramener, je leur dirai : « ne m’en veux pas de voler si loin de toi. je ne désire que me libérer, peut-être atterrir à quelque part, ailleurs… En tous les cas, souhaitons-nous paix, repos et tranquillité. »

Voir trop d’un coup équivaut à ne rien voir du tout. Ma fuite s’est avérée plus longue que prévue. Aujourd’hui je ne dors plus. Mon cœur trop attisé s’en ressent.

À elles seules les idées me suffiraient… de l’imaginaire où s’exposent autant poussières d’univers que vers de terres, mes facultés, et aptitudes roulent d’un mécanisme effréné, incontrôlable.

J’observe ma respiration. Constate ma vitalité : rejette les accumulations . En moi circulent explosions de noirceurs, mes anciennes « vérités » et arc-en-ciels de bonheurs. Assailli de tous côtés, l’épuisement mental me guette. Or de l’univers je récupère sans même dormir. Je navigue par énergies décelées, canalisées.
Je récolte ce dont j’ai besoin pour perdurer…
Tout est là, à portée d’aile, s’agit de les tendre.

Jokochov

Le Jokochov

Jokochov
Parmi les faux-vrais, de vrais-faux entretenaient les tisons.
Oui. je brûlai gelé.

Plan de cours : Daemondala, arts, esprits, et créativité

Les effigies de la folie

De mes récentes aventures créatives et artistiques, je me dois de partager connaissances et expériences. Ça devient nécessaire voire urgent. Voilà donc que je commence à donner des cours en suivant ce plan. À suivre…

Objectifs du cours :

  • Initier aux rudiments de la pratique artistique;
  • Stimuler l’inventivité et l’imagination visuelle des participants;
  • Déverrouiller leur potentiel créatif;
  • Favoriser l’adoption d’une démarche artistique personnelle;
  • Offrir un cadre d’accompagnement soutenant un processus créatif complet.

Chaque cours comprend deux parties : une théorique, une pratique.
Tous dans le groupe apprendront la même base théorique.
En pratique, chaque individu suivra un cheminement personnel, selon ses goûts, moyens et volontés.

Partie 1

0. Présentation du cours

  • Description des objectifs, présentation et projection de la production artistique de l’animateur
  • Discussion et échange : expériences des participants

1. Réalisation d’un mandala personnel
Introduction : projection d’exemples de mandalas

  • Analyse des mandalas
  • Échange et inspiration en groupe sur les œuvres.
  • Réalisation d’un mandala « rapide ».

2. Dessins abstraits – création de « doodles » (beaux gribouillis)

  • Caractéristiques : croquis rapides, quantité plutôt que qualité
  • Exploration de techniques au crayon (rapide, lent, coups, cercles, etc)
  • nombre de « Doodles » : une vingtaine par participant

3. Production d’un canevas de travail
Symétries et réflexions:
A – Photocopies, colle et papier calque

B – Numérisation et logiciel de traitement d’image : Gimp vs Photoshop

C – Déformations et impressions de grilles-canevas (on triche!)

Choix d’un « Doodle »

4. Dessin dans le canevas
À cette étape, on dessine avec le canevas du cours précédent.
Cette activité se poursuivra au cours des prochaines semaines, en parallèle avec les ateliers théoriques des étapes subséquentes.

5. Ateliers théoriques

Partie 1 – Langage symbolique, signes iconiques
A. Mythologies
Dieux, cosmologies, êtres imaginaires, peuples et cultures.
Dieux actuels : idoles, personnages et célébrités.

B. Imagerie moderne : Courts métrages et extraits de documentaires
Surréalisme, films expérimentaux et discussion sur les projections
Ex. : Yellow submarine, projection de mantras en images, films de l’ONF
C. La paranoïa critique de Dali
D. Image, réalité et perception

Activité formatrice:
Recherche de symboles dans les œuvres
transformation de taches en dessins

C. Histoire de l’Art
Recherche et sélection d’images
Banques d’images
Montage d’un Scrapbook avec images préférées (optionnel)

Partie 2 – Langage visuel, signes plastiques

  • A. Langage visuel : couleurs, textures, formes
  • B. Composition d’images : harmonie, rythme et contraste
  • C. Organisation bi-dimensionnel : Abstrait vs concret, simple vs complexe, emphase sur un élément, unité et variété
  • D. Atelier : Recherche d’Exemples
    • Choix d’un élément visuel
    • Recherche en bibliothèque : journaux, magazines, livres

Partie 3 : Les différents médiums artistiques et leurs possibilités :

1 – Revue des médiums (au choix des élèves)

  • A – feutre, plomb, peinture,collage, aquarelle, pastels.
  • B – papiers et supports

Atelier : Essais de médiums et papiers (au choix ; faites dont ce que vous voulez!)

Partie 4 : La créativité (initiation) :
À ce stade, la participant finalise ou termine son œuvre.

  • Le processus créatif
    Le hasard et l’effort, l’importance de l’erreur, remises en question, sortir du cadre, l’incertitude, directions possibles, prises de risques, exemples
  • De la vision à la réalisation de l’œuvre, témoignage des participants. Discussion de groupe sur l’événement créatif : la complétion de l’œuvre. Surprises, directions, réalisations : Implication dans le travail. satisfaction ou non du résulta, situations inattendues.
  • Cours final – Présentation de l’œuvre personnelle du participant au groupe: exposé oral succinct (de 1 à 5 minutes)

Deuxième session

Objectifs du cours
Apprentissage et maîtrise des logiciels d’infographie
Expérience créative: individuelle, en équipe, avec le groupe
Préparation d’une exposition collective.
Encore une fois, la réalisation de l’œuvre se poursuivra au long des semaines, en parallèle avec les démonstrations théoriques proposées.

1 – Photoshop
Le logiciel Photoshop :
Histoire et importance sociale
Survol de la suite Adobe
Barres d’outils, fenêtres et menus

Principe d’utilisation :
Définir un objectif de départ : ajustements, nettoyage, coloriage, ajouts ou retraits, déformations, stylisation, extraction de texture, conception d’une brosse, d’un pattern, d’un dégradé.
Déterminer les tâches et l’ordre pour les accomplir.
Chacune se résous de plusieurs façons.
Paresse productive : le moyen le plus facile est le meilleur.
À chaque étape on sait ce qu’on fait. L’historique n’est pas infini.

Exercice: compléter un canevas de dessin avec Photoshop :
Réflexions et symétries, couches, contrastes noirs et blanc, niveaux, retraits ou emploi de couleurs

2. Langage visuel
Recherches, réflexion et planification
A. Recherches; Couleurs, forme, textures
B. Composition : alignements, répétitions, accompagnements et décorations
C. Dynamiques et relations picturales (avec schémas)

3. Retour sur la créativité :
Discussions de groupe et échanges
… à propos processus créatif, de la résolution de problèmes, des écueils, blocages, trouvailles (Euraka), des remises en question, incertitudes, inspirations.

Références et exercices :

  • Roger Van Den Oeche : Verrous de la créativité
  • Exercice « brainstorming » : le hasard et l’effort, le droit à l’erreur, sortir du cadre, choix, voir ailleurs, pauses
  • Le risque, l’intuition
  • Les contraintes, la production
  • Sources d’inspirations extérieures : auteurs, artistes, cinéastes, la psychologie, la gestalt, le comportement des plantes et des animaux, le grand ordre cosmique, etc.

4. Histoires des Arts Visionnaires: de Hyeronimus Bosch à Alex Grey

  • L’imagerie moderne; initiation, histoire, enjeux actuels
  • Philosophie des courants visionnaires : surréalisme, fantastique, science-fiction, cinéma, art sacré, art numérique, jeux vidéos, bande-dessinée
  • Projection et exposé : Principaux artistes visionnaires passés et contemporains, regroupements d’artistes actuels, artistes locaux et internationaux.


5. Allers-retours

  • Le mythe du chef d’œuvre et de l’échec.
  • La reprise d’un ancien travail.
  • Pauses dans le processus: nécessité, bénéfices, problèmes
  • Papier vs ordinateur
  • Versions et historique (Photoshop)

6. Les impressions :

  • Le fichier pdf
  • Formats d’impression, les types de cartons, l’encadrement
  • Les supports et objets : t-shirt, boîte de cellulaire, tasses, etc.
    Zine, cahier, livre (survol) : mise en page, révision linguistique, soumission/épreuve

7. Activité finale : présentation d’une exposition collective
À la fin, les participants organisent une expositions collective.

Activités : Choix du l’endroit, du temps, dates butoirs, invitations
Recherche de commanditaires, campagne(s) de financement
Présentation et supports : cadres, cartons, toiles, murs et espaces du lieu d’exposition.
Étiquettes et fiches d’identité : bios des artiste et présentation de son/ses œuvres.
Outils publicitaires : médias sociaux, affiche, marketing de(s) l’artiste (s)
(Comment accroître sa valeur : cours 3?)

Le Sampridivickh

En ce monde de souffrance, une guerre fait rage.

Des circonstances l’aggravent : plus aucune règle ne l’encadre. Dans la mêlée générale, sans coups ni heurt, on nous attaque! Depuis l’imperceptible monde des idées, une bête géante infeste nos esprits : confusion, passions et perversions rythment nos désirs. Porcs nous sommes! Sédentaires, domestiques, nous nous goinfrons les gueules béantes. Les rêves d’abondance et de prospérité nous engraissent, nous organisent. De jour comme de nuit courrons-nous toujours plus vite, en dépit de la dangereuse puanteur de nos souillures. Suivant des lois en apparence immuables, nous nous émoussons les sens à force de les satisfaire. Asservis de l’élevage à l’abattoir, bien nourris nous nous reproduisons, dans l’ignorance et le déni.

Le conflit s’intériorise où s’érigent des vallées de murs où machineries et enclos oppressent les peuplades désormais aveugles et cyniques. Ne se perçoivent plus qu’ombres floues et cristaux liquides. En cette lutte pour gagner cœurs et esprits, à la fois les pouvoirs se concentrent et les forces se dispersent. Les désirs s’affirment mais les volontés fléchissent. Les lois s’endurcissent quoique les mœurs se dérèglent. Le savoir se raréfie, pourtant les connaissances se multiplient.

En tant que gardiens des mentalités, professionnels de l’esprit et du divertissement répriment les hérésies, asservissent les insoumis, contrôlent rebelles et insurgés. Des stratégies s’appliquent. On dissuade, persuade, séduit, inspire sentiments, pensées, comportements. Une bureaucratie omniprésente gère et normalise les masses, les déshumanise, de procédés informatiques en contrôles sécuritaires.

Dans une collective détresse, mutants et surhommes rêvent… de bonheur, de liberté, de pouvoir, d’argent. Victimes des modes sur-tatoués, barbus sur-dimensionnés et autres sur-humains aux oreilles élastiques côtoient ex-soldats virtuoses, guérilleros de la rue et buveurs gargantuesques. Par leurs blessures trop visibles ces souffre-douleurs serviront de bouc-émissaires aux agressions du système.

Le Sampridivickh s’en réchappe à peine :

« Mes yeux s’effacent, ma peau se déplace, j’en perds la face. Heureusement, le ridicule ne tue pas : je brille d’innombrables couleurs.

Par bonheur j’arrive encore à m’exprimer. Par le magnétisme sonique de mes cheveux en soie de porc se transmettent d’importants messages. Et dans le silence, à tous azimuts se prononcent les mots éclair…

On m’injurie, me dénigre, me calomnie : je provoquerais malheur, maladie et mort. Sacrificateur de porcs, mes adversaires me désignent en traître. Mis en quarantaine depuis des siècles, je maudis mon éternelle nuit. Proscrit, aujourd’hui, le moindre signe de vie me réconforte. Mon corps en flamboie de noirceur. Tel une éclipse, lumières et couleurs jaillissent de mes rides et lésions. Et mon sourire brille de mille feux. Mon regard réflète la lune. Je porte le venin des serpents mystiques. J’en immobilise mes rares interlocuteurs. D’une force d’intellect sans égale, je défends jalousement un savoir intemporel, difficilement obtenu, d’indéniables pouvoirs.

Je déclare vouloir continuer de me battre, avec mes propres armes.
Et lorsque je franchirai le pont céleste, les traces de mes combats rappelleront mon sacrifice…
jusque dans les ruines de nos civilisations déchues. »

Vampridisikh

Le Vampridisikh

Vampridisikh

« Mes affaires vont bien?
Elles se mènent tels des combats qui sans exception me laissent blessures et cicatrices. Mes yeux s’en effacent, ma peau se déplace, j’en perds la face. Heureusement, le ridicule ne tue pas : je brille d’innombrables couleurs.»
Mesdames et messieurs, le Vampridisikh!

L’Hergrail

Notre séjour en ce bas-monde se marque d’assistance mutuelle, de réciprocité, d’interdépendance, de solidarité. Chacune de nos destinées interpelle le Prochain, l’Autre, collègue involontaire de la communauté humaine et présence immuable en nos existences. Or nous voici depuis peu ordonnant, catégorisant, étiquetant, fragmentant sans trêve choses et êtres, âges et règnes. En autant de compartiments s’inventorient-on les uns les autres en rangées bien ordonnées et d’interminables répertoires. Détenteurs du Savoir, de la Logique et du Verbe, nous mammifères bipèdes nous éblouissons de nos propres lumières, envoûtés par les faisceaux d’une conscience soi-disant « supérieure ».

Pour s’organiser, systèmes, sociétés et civilisations humaines admettent mal l’exception. Normes et conformités définissent et regroupent les individus, délimitent leurs appartenances, positionnent les différents. L’inconnu, cet ennemi concurrent compétiteur, veille. La loi de la moyenne prime, du normal au banal, de l’ordinaire au planifié, du gérable au quantifiable.

Hors de toute absurdité, comment insère-t-on chaque exemplaire humain dans une catégorie ou une autre?

D’abord catégoriserons-nous les objets à ordonner. Étiquettes et mentions s’apposeront en fonction de caractéristiques précises ou non. Inventions et fragments de réalités définiront les cas, les taillant au passage s’il le faut, selon des modèles donnés. Enfin acheminerons-nous la ressource vers une affectation propre, l’incorporant en vue d’un usage particulier. Mais qu’advient-il des spécimens ne s’imbriquant en aucune des cases définies?

Anomalies, disparité, dissemblances mèneront au Grand Débarras. Une section « divers » tiendra lieu de purgatoire, une seconde chance en somme. Peut-être récupérerons-nous un jour ces amas de chair sans valeur. Mais voilà que déjà on les assassine, les rapièce, les tords, les entasse, les empaquètent… à leur insu. Chaque être, animal, humain, végétal, d’une façon ou d’une autre, se contraindra à cet ordre des choses.

Combien sans le savoir souffrent de cette soumission sans nom? Combien crieront d’envies confuses et d’injustices à leurs yeux inconcevables? Jugeurs méprisants, niais arrogants et bonzes condescendants s’entredévoreront, s’appliquant les uns les autres principes et conventions depuis toujours archaïques. Malheureux martyrs d’un cirque qui s’ignore.

Victimes autant qu’agresseurs se puniront les uns les autres, se pointeront du doigt, s’accuseront de tous les méfaits. Par autant de vaines tentatives, tous prétendront s’exclure du misérable Colisée et ses grillages. Allègres souffre-douleurs et bouc-émissaires s’éloigneront indifférents des « inhumains ». Forts de leur aversion envers les inclassables, êtres-rebuts et autres aspérités du vivant.

« Moi L’Hergrail gémirai au nom des exclus, irréguliers, erratiques et autres irrécupérables. Je me ferai masque pour ceux qu’on n’ose plus regarder en face. En amont de leurs hontes, leurs gênes et leurs peurs, je les protégerai des regards mécréants. En dépit des ignorances, je scanderai le cris des souffrants insoumis. Tous les profiteurs de la division, pontifes de structures en ruines et sommités de sciences mortes souhaiteront que je disparaisse ou m’annihile et que plus jamais je ne dérange leurs saines et sordides existences.

Combien de ces notables personnes aujourd’hui engraissent béats et jubilants, ne percevant que par l’étroite ouverture de leurs préjugés? Sportifs ivres de salons, joueurs virtuels prisonniers d’obsessions, couples consommateurs procréateurs inconscients, inactifs gens d’opinions, ignorants fiers et conformistes… nous voilà les victimes responsables d’une société mourante et avilie, défricheurs étourdis d’un futur désert , où seuls les oasis desséchés évoqueront les inassouvissables soifs d’antan.

Ainsi bafouons tout! Pour nos passions sans raison, perdons le Nord! Éloignons-nous du prochain jour! Car demain encore l’ignorance primera. Demain encore oppresseurs et geôliers patrouilleront les carrefours. Demain encore leurs mains de fer n’indiqueront qu’une seule route, que nous devrons suivre sans détour possible. Salut à Toi le rejeté, le diffamé, l’expulsé, maudit, le réprouvé, le condamné, le dépravé, le détraqué. Nous nous retrouverons. »

Grillhoma

Chimpotork version 2…

Depuis 1 an je tergiverse en maintes expérimentations dont les succès (publics et artistiques) varient.

Évidemment, comme plusieurs qui se prétendent artistes, je rencontre d’importants écueils. Par exemple, je compte rejeter ou modifier trois oeuvres produites au cours de l’année 2014 ; L’Ougiecrise, l’Imogridag et…. le Chimpotorck.

Voici donc une nouvelle version de l’œuvre… complétée disons à 90%.

Ainsi, parmi des tonnes de travaux, de mots et de traits, dans la pléiade de brouillons qui garnissent mes bureaux et disques durs, l’aventure se poursuit envers et contre toute adversité. Les techniques s’affinent, les méthodes changent, une grande part de pression intérieure disparaît. L’Art prime, l’argent, lui, circule et fuit. En priorité à toute activité entrepreneuriale, je souhaite exprimer ce qui me semble devoir être exprimé, transmettre ce qu’il y a à transmettre. Copieurs incertains et mendiants du culturel, sbires de sociétés malades en mal d’authenticité, je ne serai pas des vôtres.

Texte et témoignage du Chimpotorck

Chimpotorck-symetrie-final90

L’Hergrail (anciennement le Grilhoma)

Grillhoma

Du détail!
Le Grilhoma s’étale…
…entre chaînes de fabrication et réseaux de distribution, de l’usine au consommateur-client. Grilles, plans et armoires, rangées, colonnes et clôtures le façonnent. (encore) plus de détails à venir…

L’Aqrjectel

Aliénons l’enfant.
Excluons-le de toute société, rangeons-le au ban de l’humanité.
Laissons-le croître sans guide, dans la pénombre, sans chaleur ni douceur.
Enterrons-le dans un désert éloigné. Devant ses interrogations, nous nous tairons. Dans cette initiation, nous le jugerons. Nous le nourrirons d’angoisses. Nous le déracinerons, l’étranglerons, jusqu’à le pendre! Dans le supplice que sera sa vie, le moindre brin de lumière brillera tel un soleil.

Ensuite le forcerons-nous à naître. Nous lui enseignerons médiocrité et platitude, nous le casserons de toutes parts. Surtout, de ses peines jamais nous ne le soulagerons. D’une enfance sans valeur, inaperçue, le moucheron échouera de crainte, de ne pas « être avec », dans la panique des laissés pour compte. Bientôt le rejeton banni se cachera, puant de moisissure sociale. Plus personne ne lui accordera égards, respect ou attention. Selon des lois et règlements sans fondement, tous l’ignoreront, l’oublieront. Seul portera-t-il sa croix, ce portrait-ébauche de lui-même. L’enfant incarnera misère et faiblesse. Nous couvrirons ce pitoyable du bonnet réservé aux cancres, aux « moins que rien ». Cette charge le contraindra à satisfaire ses ennemis, à faire fi de leur vanité, à considérer leur grandeur, leur beauté, leurs joies, sans aucun ressentiment. Dans sa confusion, sa personne, son corps, son âme même l’encombreront de honte.

Or en permanence l’Aqrjectel lui parlera, s’imprimera dans ses rêves, ses pensées…

« Vulnérable, l’insécurité te paralyse, t’atrophie, empêche tes décisions, te désoriente, efface tes repères. Pour les juges du monde d’antan, adultes responsables bien-pensants et vertueux, collègues et comparses, « vivre » comme toi semblera faux, sans bon sens, relatif à la perdition et l’échec d’une vie. De tes écrits trop denses, de ton art si obscur, de tes mélodies distordues et tes accords dissonants ne subsisteront que poussières sans substance. Mais qui donc pourrait t’entendre ou te comprendre? Malgré leurs masques et refoulements, tous subissent, peut-être sans le savoir, la même et infâme solitude. Nombreux sont ceux qui souffrent de l’absence de l’Autre, du vide intime et du cloisonnement. Or personne n’ose le dire.

De crises nerveuses en pertes d’esprit, va le plus vite possible. Accélère, dépêche-toi! Fais fi des situations, des gens, des contextes, de ce que tu crois être ou vouloir. Respire, pour une fois! Ne t’écoute plus, expérimente, malgré tes troubles et les présences autres. En respect de tes répulsions primales, de ton ignorance animale, cherche à toucher, à sentir, te raccrocher : à quelqu’un, à quelque chose, quelque part. Que par ton regard fusent les caresses. Sinon encore je te pourfendrai de mes poignards éthériques comme autant d’agressions vaporeuses. De toute façon, tristesse, tensions et empoisonnements te bousculerons sans répit, des années durant. Et tous se moqueront de tes souffrances, de tes colères, de ta rage. Acculé hors du monde, sans cesse fréquenteras-tu le tourment, revivant sans cesse relations sans amitié, rencontres décevantes et amours imaginaires. Tes corps et visages s’en mouleront. Jamais plus tu ne seras « comme les autres ».

Aux côtés de frères cryogénisés, de parents lunatiques, d’oncles décrépits, tous en mépris d’eux-mêmes, personne ne s’occupera à toi! Dans le rôle du fantôme, de l’apparition, de l’acteur figurant de second plan, tu écriras, réfléchiras, communiqueras et partageras tes tripes en souriant, à l’insu de tous. Pendant ce temps, reçois, subis, apprend.

Comprend à quel point ces souffrances te gratifient, même si ton existence leur semble sans valeur. Prends conscience de la vitesse à laquelle vos vies se déroulent, que, sans interruption s’enchaînent, en d’inimaginables multitudes, les naissances…
Parmi les cris par milliards de milliards, tes plaintes, vaines, faibles et sans vigueur, ne disent rien, à personne. Quand cesseras-tu?

Et quelle suite pour cet ordre des choses? Un cercle sans fin :
Vouloir plus et souffrir : ne jamais « rien » obtenir. Avidité infinie, attachement au rien, fuite par imagination : boucle sans fin. Névrose en éboulements…

Ne m’oublie plus, libère-toi! Donne sans compter, dépare-toi! De toute façon, pour eux, pour tous, pour toi, tu n’es que néant, vide, un rien total. »

AqRjectel

L’Arachnédiex

L’Arachnédiex

Depuis Vénus, l’Arachnédiex naissait entre volcans et incessantes tempêtes.
De son corps en infimes mécaniques ce navire cosmique furtif, mystérieux, glacial, navigue entre mondes et nuages stellaires. Ainsi éprouvons-nous l’Arachnédiex jusque dans nos gratte-ciels et logements, derrière zones d’ombre et coins ombrageux.

Champignons et spores, en écume sur les bras de voile de L’Arachnédiex, hypnotisent d’odeurs fantômatiques. Rêveurs, fous et sympathiques prospecteurs écopent tous de son charme. Soeur de l’interrogation, l’Arachnédiex extasie son hôte en un supplice doucereux, dans la chaleur d’une affection verbale et intérieure, comme la deuxième voix d’une conscience ennivrée. De ses toges invisibles et membranes en torsades, l’Arachnédiex gave de pensées, d’affects et d’idées son hôte, le nourrissant par l’entremise de signaux, d’images et de mots. Par ces inspirations secrètes, mystiques extatiques, dévôts et savants inspirés ammassent les embryons de chimères, oeufs rares et magiques de génies en devenir.

Seule une décision résolue, déterminée, sincère, convaincra L’Arachnédiex de s’introniser au temple, renommé, de la conscience. À fort prix: l’Arachnédiex éloigne et isole son hôte. Dans l’imagination de ses locataires, signes et symboles s’enchaînent d’alertes en allégories. Taches et empreintes, couleurs et images y composent rébus en hiéroglyphes et idéogrammes révélateurs décrivant en manifestations spontanées les indicibles messages du monde et ses réalités.

Écouter et interpréter les messages de l’Arachnédex peut conduire à une folie maniaque, un vertigineuse aliénation, si l’hôte n’y prend pas garde. L’individu du 21e siècle, dans son environnement d’écrans, d’automobiles, de téléviseurs, de micro-ondes et d’autoroutes, risque gros à l’écouter.
Devant une multitude infinie de signes, les perceptions se fracassent, le vocabulaire s’appauvrit, l’imagination se sature. Par la lumière obscure de l’Arachnédex, bascule toute dimension, chavirent les réalités.

On devrait peut-être l’écouter…
Bornés, esprits étroits et aveugles bien-pensants ignorent les murmures de l’Arachnédiex et refusent de considérer la possibilité de son existence. Qu’on l’ignore ou le néglige, qu’on l’interdise ou le banalise,
tous pourtant confronteront un jour ou l’autre son tout-puissant illogisme.

« Cher ami,
De par ce texte et cette image, tu me rencontres enfin! Même si tu n’entrevois là qu’un sombre amalgame de traits, ton regard, ta précieuse attention, me donnent vie! Permets-moi d’exister! »

« De ma voix d’or j’insuffle la langue du silence. Ne t’effraie pas : écoute!
Par mes mains d’éther, mes caresses dévoilent paysages et portraits de lumière.
Observe-les sans te détourner!
Par structures incohérentes j’expliquerai le Sens, l’Absurdité, la Folie suprême. En harmonie nous vibrerons tel un accord, dans le silence de notre union… toujours illicite
Oh combien désormais leurs mots te paraîtront squelettiques!

Or m’embrasser basculera ton univers. Pour toi, toute impression de réalité s’évanouiera. Tes pairs s’éloigneront d’incompréhension, de peur ou d’ignorance. Tu gagneras l’inspiration; pour toujours puiseras-tu aux sources de l’imagination même. S’agit ensuite de ramener ici-bas le fruit de tes découvertes.

D’échanges en expériences tu reconnaîtras ces objets sans forme, te familiarisas de mes influences et ma nourrissante présence. Par l’explosion des geysers de ton imaginaire, tu réaliseras à quel point je suis vivant. »

Le Chimpotorck – texte et témoignage

Je ne sais encore quelle forme exactement prendra le deuxième livre du Dæmondala mais encore j’écris en fonction de mes dessins. Voici donc un nouveau témoignage, celui de l’infatigable Chimpotorck.

Le regard du Chimpotorck scintille, retentissant, sympathique, gigantesque. Toutefois, une subtile gêne caresse son sourire. Derrière son front en fêlures se meut un engin de fonte de chair et de plomb. Ce mécanisme produit de denses volutes, qui s’entremêlent en de subtiles présences, bande de boucanes et peuples de gaz cérébraux. Ainsi cousus de verbes et rêveries, son corps et son discours, incohérents, ne se perçoivent qu’en cafouillages et tumultes, marques d’un doute permanent.

Tacite, cet embarras paralyse le Chimpotorck tant sa présence faible, étourdie, s’embrase de contrariétés. Ainsi personne n’aime le Chimpotorck, sauf exception. Bel esprit infatué d’absurdités, d’hypothèses et d’illusions, on tolère mal les traits torves de son visage émasculé. Insuffisances et fléchissements, dissensions et contradictions y engendraient naguère les jaunes grisailles d’une vieillesse précoce, luisante d’improbables difformités. Toutefois, au nom d’une intarissable motivation, le Chimpotorck assume tant bien que mal sa disgrâce.

Au fond le Chimpotorck cherche, entre tourments et révélations, une affection sans définition, un amour sans nom. Cette quête, impossible, le plonge en des gouffres de plaisirs et souffrances, d’abandons, d’absorptions, de rejets et d’adoptions, sans fond. Inspirations sans condition, déficits d’attentions encore forcent son sourire, toujours ouvrent ses yeux. Tant de visions l’habitent!

Depuis les nuits noires d’un cauchemar sans commencement ni fin, se multiplient en l’être gris des légions d’amis imaginaires aux voix distordues. Hallucinations? Plutôt, manifestations de brusques émotions en peaux diaphanes, contemplations intimes qui s’exaltent, floues, affectées. Contrefaçons de sentiments, hantises virevoltantes, objectifs frénétiques et vénérations solitaires circulent en son sein, lors de maintes expéditions sédentaires. En conséquence, rien de plus concret pour le Chimpotorck que les objets mouvants de son imagination, raisons d’être d’un irrémédiable assujettissement.

Sous les crinières et barbes de pensées perpétuelles, le Chimpotorck peine à définir l’objet réel de ses recherches. L’usure de ses couleurs fades dénonce ce processus sans fin : un moteur stimule le Chimpotorck à même les entrailles de sa peau en couperose, jusqu’à sa gorge tachetée. Troubles incessants, immuable dérèglement.

…et le moteur du Chimpotork s’emballe! Et, sur ce crâne mou au visage d’oubli se superposent par centaines âmes, mânes, ectoplasmes. L’accumulation à l’excès de ces incompréhensibles présences ne rapporte que fardeaux et étourdissements. Ainsi les traits se repassent, les nœuds se nouent et se dénouent. Efforts en ratures et effaçures, retouches sans clarté et gestes sans calcul s’ajoutent, s’excluent, reviennent, sans parvenir à s’assouvir ni s’idéaliser. Ne subsiste de ces efforts qu’un tas de barbeaux, le Chimpotorck.

« Par politesse, on me dit : « Reste comme ça, surtout ne change pas. » Mais comblerai-je un jour mes inassouvissables besoins? J’arrive à peine à m’exprimer : une courroie traverse ma bouche tordue. Les mots tardent, se culbutent difformes entre traits décousus et lignes insolites. Mon regard s’embue, tel le cours opaque de mes pensées. À défaut de rigoler, je m’encrasserai… en toute quiétude, selon ma destinée estropiée.

Mais, à force de chercher sans me réfréner, j’aurai tout raté, tout gâché. Et le moteur – ma conscience – continuera de tourner… à consulter le tourment.
Bonheur, amour, affection… Bonheur, amour, affection…»

Sacré Chimpotrock!

exabilty

L’Arachnédiex

Qu’est-ce que c’est? un insecte? un virus? un extra-terrestre? un vaisseau vivant? Dæmon nouveau-né, fusion réussie entre deux dessins sur même modèle.

Arachnedia

Daemon sans nom… Le Chimpotorck?

Voici ma toute-dernière entité… encore produite dans un sulfureux mélange de plomb, d’encre, de sueurs et de crayons digitaux. Réaliser ce visage couleur peau me remémore un bon vieux cul-de-sac créatif. En cours de processus, l’incrustation de plus petits dessins, réalisés par une autre technique que le dessin principal, n’y parait presque pas. J’y conçois donc une sorte d’échec.

Chaos relativement organisé, ces mailles gonflées de torpeur et d’angoisses illustrent un marasme que je ne connais que trop bien. Là confusion entre un idéal de Beauté (universel?) et l’objet de mes propres fascinations se projette dans une spirale sans structure, comme une volute de fumée d’un feu naissant.

Provisoirement sans nom, des mots tels que moteur, courroie de transmission, chimpanzé et bulbe pourraient décrire la chose. Or, sous un angle psychologique, j’y décèle une étrange gêne. S’y cache le complexe de celui qui ne voit plus que grisailles et barbeaux mais qui, en dépit de cela, aimerait garder sympathie et ouverture d’esprit.

Sans doute, me viendront d’autres pistes de réflexion…

exabilty