Les Daemondalas proviennent d’une expiation personnelle et témoignent du psychisme de leur auteur.

Boursouflures, cornes et rides modelés par traits éparses, barbeaux, gribouillis, traduisent des événements et conditions psychiques autrement indescriptibles. Les caractéristiques faciales et organiques de ces douze « mandalas monstres » exposent des états d’âme désincarnés, des émanations de l’inconscient.

Ces créatures hybrides, mi-humaines, mi-démoniaques, épousent diverses formes : nymphes, vermines, insectes, mollusques, visages flottants. Toutes cohabitent avec mythes, symboles, archétypes, idoles et dieux de toutes sortes et provenances. Ce peuple de l’iréel batifole en nos pensées et émotions, hors du monde, du ciel et de l’univers physique.

Les effigies résultent d’un dangereux safari. Depuis les territoires méconnus du psychisme humain, ces 12 entités vibrent dans le rêve, l’imagination et l’hallucination. Leurs corps invisibles et impalpables émergent de zones impensées, innommées, inimaginables. Des années à sentir, sonder et analyser soubresauts de conscience et élans émotionnels ont impliqué d’improbables auto-psychanalyses, méditations et introspections.

Devant des possibilités inconnues, nous préférons étouffer les voix discordantes. L’équilibre des conventions sociales – la “normalité” – abolit trop souvent l’audace créative.

En dépit de la confusion ambiante, à l’insu des colporteurs d’illusions, les Daemondalas exposent une méthode sans faille pour invoquer nos compagnons psychiques. Enfouis au fin fond des esprits, ces acolytes souhaitent aider et aimer, malgré la corruption fondamentale qui les a engendrés.

Qu’est-ce que le réel? Qu’est-ce que l’illusion?
Qui êtes-vous, Où êtes-vous? Que ressentez-vous?

Les Daemondalas, par leurs enchevêtrements monstrueux et le cercle magique, répondent à ces questions.

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