Troisème article  publié sur mon profil Facebook. Bien que le profil existe encore, celui-ci demeure peu utilisé. Pour avoir de mes nouvelles, mieux vaut venir ici : en ce vrai « chez-moi », isolé de toutes tendances corporatistes! Je dois le dire, plus que jamais je hais la plate-forme web Facebook, symbole d’un marketing plus viral, maladif et vicieux que jamais. Cependant, ma réflexion sur la chose n’est pas terminée. Un quatrième article sur le sujet apparaîtra sûrement ici un jour ou l’autre.  J’en connais déjà le sujet : Facebook comme outil de promotion de l’ego. En attendant, lisez ce qui suit. C’est particulièrement pertinent quant à mon expérience psychologique vis-à-vis facebook.

Dans Facebook, la haine n’existe pas. Ou, plutôt, elle ne paraît pas. On l’a censurée jusqu’à la base même de l’outil de socialisation constituant le site relationnel. Que vous le vouliez ou non, vous n’êtes pas en mesure d’étiqueter des gens comme « ennemis ». Impossible d’insulter ou de ridiculiser, impossible d »exprimer à un « ami » quoique ce soit relevant de l’aigreur, de l’antipathie ou de l’aversion. Toute l’architecture du site est conçue contre ce type de propos. Dans un tel contexte, froid et électronique, le plus agressif des comportements reste le désintérêt, l’indifférence ou, plus concrètement, le fait d »ignorer » la personne qui demande à être ton amie. Aussi, on peut toujours supprimer celui qu’on ne considère plus comme un « ami ».

Qui peut savoir ce que l’on pense réellement d’un tel ou d’un autre?
Ici, comme dans la vraie vie, on peut agir en complet hypocrite.
Le résultat de tout ça? Un remplissage relationnel inscrit dans la froideur…qui laisse un même arrière-goût d’absence. Or ce vide me sied comme un gant. J’ai rejoint beaucoup de gens dont plusieurs que je n’ai pas envie de revoir dans mon quotidien, mais qui, en tant que contacts, me procurent une présence somme toute agréable. J’aime lire leurs statuts, les remplir et comparer les actualités de mon réseau semi-virtuel. Or, pour mon plus grand bonheur, je n’ai pas à supporter la présence de tout ces gens, ni celle des « amis » de mes « amis », qui gardent le potentiel d’être d’authentiques « ennemis ». Dans ce contexte, adversaires, antagonistes, opposants, ceux qui, pour une raison ou une autre, cherchent à nuire à autrui, n’existent plus….en théorie.

Cependant, ici, je croise parfois des visages que j’annihilerais à l’instant. Des gens qui, par leur insouciance, leurs actes et leurs propos, ont considérablement entachés l’une de mes vies antérieures… par l’exclusion sous-entendue, la dégradation appuyée de mes statuts sociaux et personnels, par l’hypocrise latente… par ces types de comportements dont je saisi désormais la banale généralité, autant imputables aux instances d’une société malade qu’aux individus peu conscients de propager les plus profondes ignorances, celles-là même qui rapprochent l’humain de l’animal.

Maintenant assis devant mon écran, à l’égal de centaines d’individus qui autrefois m’accompagnaient à l’école, au travail ou ailleurs, j’ai la possibilité d’atteindre tout un chacun, jusqu’au plus profond de leurs pensées…à condition, bien sûr, qu’on me lise.

En conséquence, je profite en ce moment d’une occasion pour m’affranchir de la haine et d’oublier ces passés de disgrâces.

Pour conclure ma réflexion, je vous invite à visiter ce site :

http://www.hatebook.org/

Amusez-vous bien!

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