memevioque_FINAL

Trituré jusqu’au foulli, le Mémévioque s’embrouille tant sa peau, ses cheveux, sa barbe et ses poils s’entremêlent. D’une complexité indicible, ces lignes pourtant simples manifestent un choix, un arrêt, l’abandon de libertés, la fin du néant.

Ce spaghetti d’éventualités coule vers un abattement définitif, qui au delà des marges touchent des limites extrêmes : les confins du papier. Ainsi les principes de l’entropie cadrent le Mémévioque. Là où s’évanouit l’illusion d’une réalité unique, restreinte au temps et à l’espace, s’érige un univers. Vastes et profondes, des strates par piles fondent ces autres corps, comme autant de vies parallèles.

« À travers ma chair, de sombres veines irradient. Voilà que mes rides sculptent même l’atmosphère de mon aura. Mes masques, mutants, difformes et à demi souriants, traduisent d’innombrables personnalités. Encore et toujours ma tribu – mes mille visages – vous épieront.

Sur les volutes matelassées de ma mémoire brisée, reposez votre vision.