J’ai lu Dorian Gray grâce à une pièce musicale intitulée Dorian, composée par le groupe Demons & Wizards et extraite de leur 2e album Touched by the Crimson king. Produire mon émission de radio (Metal Zone) m’a amené à faire des recherches sur la chanson. Du coup j’ai redécouvert ce conte moderne de celui qui a fait le voeux de voir son portrait vieillir à sa place.

Bien que plein d’allusions louches, ce roman regorge d’aphorisme brillants, contextualisés dans d’opulentes mises en scène typiques de la noblesse anglaise de la fin du 19e siècle.
La qualité majeure du récit repose en son personnage principal et sa beauté « maladive ». Ceux qui se laissent fasciner par Dorian Gray, éternel Adonis à l’écart des marques du temps et de la vie, tomberont de haut. Combien de suicides aura déclenchés cet être aussi beau qu’ignoble?

Par sa magie sous-jacente et son verbe révélateur, Le portrait de Dorian Gray entachera ma pensée et ma manière de m’exprimer. Par exemple, je me réclamerai de cette noblesse snobinarde, incarnée par Lord Henry, meilleur ami de Dorian Gray. (!)
Son attitude sophistiquée, ironique, sarcastique, nihiliste, impreignée de philosophie et de connaissances étoffées, marquée par la contradiction et le raffinement, resteront en ma mémoire pour longtemps.
Magique et profond, ce classique de la Littérature renferme des trésors, dont la brillance affine la perception de l’observateur ébloui.

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