Recueil de nouvelles constituant la première véritable oeuvre de ce maître incontesté de la science-fiction américaine. (Du même auteur, voyez l’article sur Farenheit 451).
Publiées à la fin des années 40, l’esthétique habillant ces nouvelles rappelle les rêves naïfs d’une époque déjà ancienne… lorsque ordinateurs et conquête aérospatiale signifiaient, pour le commun des mortels, chimères d’avenirs lointains.  Le ton général reste empreint d’un américanisme d’après-guerre très anachronique pour le lecteur de 2011. Tout de même, ces écrits éblouissent d’une splendide poésie.

En la démarche de l’auteur, expliquée en préface de l’ouvrage, réside l’un des principaux attraits de l’ouvrage : ces nouvelles proviennent toutes de notes éparses, sans lien initial. En associant des idées sans corps au grand thème de Mars, Bradburry a pu concrétiser, pour la première fois dans son existence, la mise à bas d’un authentique ouvrage littéraire.  Surtout, grâce à cette technique « à l’envers » (où les idées servent de prétexte à l’histoire), le lecteur peut à loisir remplir les blancs. Ainsi, de nouvelle en nouvelle, entre les mots et les textes, un portrait flou et subjectif de cette Mars imaginaire ressort en douceur.

Rêveries garanties!

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