Ray Bradbury est l’un des plus importants auteurs de science-fiction états-uniens.
Fahrenheit 451 est son deuxième roman, sans doute son plus célèbre.

J’en ai entendu parler à cause du film de 1968, que je n’ai malheureusement pas vu. (une reprise serait prévue pour 2012…).
Ce livre a été lu au travail (durant mes pauses) et m’a permis d’enclencher des discussions avec certains collègues. Je l’ai même vanté et vendu dans une brocante intra-bureau.

Fahrenheit 451 dépeint une dystopie, « récit de fiction peignant une société imaginaire, organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur, et contre l’avènement de laquelle l’auteur entend mettre en garde le lecteur ». Dans ce monde d’un futur sans date, les pompiers, plutôt qu’éteindre des feux, brûlent les livres. D’une civilisation comblée d’écrans tridimensionnels et d’inimaginables simulacres, le peuple se bourre d’une vie heureuse faite d’illusions. Or un pompier d’élite nommé Guy Montag, par indices improbables et autres saugrenus hasards, comprendra toute l’absurdité de son existence : son métier, sa femme, ses amis, sa maison, son « bonheur », sa fierté… C’est du toc, des succédanés mis en scène d’une réalité où tout est prévu d’avance, standardisé, robotisé, à l’insu d’une humanité qui s’est oubliée.

En cette société sans vérité, la démission de Montag promulguera sa fuite.  Son monde d’apparats, qui n’a plus histoire ni avenir, laisse place à nouveau mode de vie, nomade, sauvage, plein de risques et bel et bien réel. Le rebelle y rencontrera des affranchis, individus portant un brin d’espoir pour la conscience de l’humanité future. Ces réfugiés d’une société sans notion de liberté gardent en mémoire les livres désormais interdits.  Chacun d’eux a appris par coeur un classique des temps anciens.  Montag apprend aussi son livre.

S’ensuivront des conséquences pour l’humanité entière et un bouleversement entier de ce monde de fausseté.

À lire absolument : court, touchant, marquant, obsédant. Ça va toujours me rester en tête. Les événements et descriptions me semblaient, au moment de la lecture, ancrés dans la réalité subconsciente… du contexte où j’ai découvert ces mots. Famille parfaite, enfants, chien, maison, télévision, dialogues insipides, relations artificielles, amis de groupe, normalisation sociale par le travail, collègues parfaits… : Voilà le cadre d’où part cette exposition d’une juste rébellion.

Pour conserver le souvenir d’un livre, il faut d’abord le lire.  Si le goût des livres venait à complètement disparaître, l’humanité perdrait une grande part de son âme. Du moins, une bonne part de sa mémoire conceptuelle s’évanouirait.  Tel un malade de l’Alzeihmer, on la verrait désorientée, confrontée aux affres de l’oubli, en tout temps alarmée, de peur de se voir disparaître sous les ombres d’une imminente asphyxie.
Dans le surplus d’information actuel, le Livre délimite encore, par son format et sa nature physique, une précieuse unité d’information.
Protégeons-les!

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